Bonjour. Vous êtes sur le blog d'une benne à ordure personnifiée, mégalomane et psychologiquement instable.

Bonjour. Vous êtes sur le blog d'une benne à ordure personnifiée, mégalomane et psychologiquement instable.
Je reprends tout, depuis le début.

Donc d'abord, formule de politesse inutile puisque personne ne viendra ici, mais bon quand même, il faut bien faire comme tout le monde ici-bas, alors bienvenue.
Vous trouverez ici mes textes, amas de mots, de phrases à rallonge, de lignes rebutantes, bref, en un mot, la lecture de ces écrits est aussi attirante que la lecture intégrale des Confessions de ce cher Rousseau.
Toujours est-il que ces foutus textes seront ici, que ça vous plaise ou non. En effet, je n'en ai absolument rien à faire que ce blog vous plaise ou non. Vous pouvez toujours manifester votre dégoût, votre aversion pour ma personne, je m'en fous. Sachez seulement que ce que j'écris ne me plaît pas non plus. Que je ne me plais pas non plus, mais alors absolument pas. Fin de la digression.
Donc en plus de mes interminables plaintes, vous trouverez d'autres textes, des extraits de grands auteurs, ce qui vous changera un peu de mon style pitoyable.
En gros, comme le titre l'indique, vous êtes sur le blog d'une benne à ordure personnifiée, mégalomane et psychologiquement instable. Ainsi, il serait meilleur pour votre santé mentale de fuir ce petit bout de la toile au plus vite, avant que mes pensées-parasites ne tissent leur toile autour de vous.

Ne me laissez pas déteindre sur vous.

# Enviado el miércoles 25 de febrero de 2009 08:43

Tomorrow's a brand new day...

Tomorrow's a brand new day...
Benjamin Biolay est mon gourou sexuel.

Je n'aime que toi, je t'aime à te graver sur moi de peur que tu t'enfuies. Et je n'en ai jamais assez, je crie ton nom, je le tatoue. Sur le mollet, derrière le cou. Tu es mon piercing, mon venin. Je te dessine sur mes seins, mon corps est comme un mausolée à ta mémoire, car si tu meurs, tu vis en dessins sous les pores de ma peau fine et sur mon coeur...

Oh oui je t'aime, je t'aime comme un diamant scintillant d'une amoureuse ardeur.

[Anais-Je t'aime à en Crever]

J'ai définitivement craqué mon peusli, je le crains.

# Enviado el lunes 30 de junio de 2008 08:25

Modificado el martes 01 de julio de 2008 06:12

I'm a Liar and a Thief.

I'm a Liar and a Thief.
<< Chaque Homme est seul et tous se fichent de tous et nos douleurs sont une île déserte. Ce n'est pas une raison pour ne pas se consoler, ce soir, dans les bruits finissants de la rue, se consoler, ce soir, avec des mots. Oh, le pauvre perdu qui, devant sa table, se console avec des mots, devant sa table et le téléphone décroché, il se sent tout roi et défendu contre les méchants du dehors, si vite méchants pour rien.

[...]

Somptueuse, toi, ma plume d'or, va sur la feuille, va au hasard tandis que j'ai quelque jeunesse encore, va ton lent cheminement irrégulier, hésitant comme en rêve, cheminement gauche mais commandé. Va, je t'aime, ma seule consolation, va sur les pages où tristement je me complais et dont le strabisme morosement me délecte. Oui, les mots, ma patrie, les mots, ça console et ça venge. Mais ils ne me rendront pas ma mère. Si remplis de sanguin passé battant au tempes et tout odorants qu'ils puissent être, les mots que j'écris ne me rendront pas ma mère morte. Sujet interdit dans la nuit. Arrière, image de ma mère vivante lorque je la vis ppour la dernière fois en France, arrière, maternel fantôme.

Soudain, devant ma table de travail, parce que tout y est en ordre et que j'ai du café chaud et une cigarette à peine commencée et que j'ai un briquet qui fonctionne et que ma plume marche bien et que je suis près du feu et de ma chatte, j'ai un moment de bonheur si grand qu'il m'émeut. j'ai pitié de moi, de cette enfantine capacité d'immense joie qui ne présage rien de bon. Que j'ai pitié de me voir si content à cause d'une plume qui marche bien, pitié de ce pauvre bougre de coeur qui veut s'arrêter de souffrire et s'accrocher à quelque raison d'aimer pour vivre. Je suis, pour quelques minutes, dans une petit oasis bourgeoise que je savoure. Mais un malheur est dessous, permanent, inoubliable. Oui, je savoure d'être, pour quelques minutes, un bourgeois comme eux. On aime être ce qu'on est pas.

[...]

Et toi, mon seul ami, toi que je regarde dans la glace, réprime les sanglots secs et, puisque tu veux oser le faire, parle de ta mère morte avec un faux coeur de bronze, parle calmement, feins d'être calme, qui sait, ce n'est peut-être qu'une habitude à prendre? Raconte ta mère à leur calme manière, sifflote un peu pour croire que tout ne va pas si mal que ça, et surtout, souris, n'oublie pas de sourire. Souris pour escroquer ton désespoir, souris pour continuer de vivre, souris dans ta glace et devant les gens, et même devant cette page. Souris avec ton deuil plus haletant qu'une peur. Souris pour croire que rien n'importe, souris pour te forcer à feindre de vivre, souris sous l'épée suspendue de la mort de ta mère, souris toute ta vie jusqu'à en crever et jusqu'à ce que tu crèves de ce permanent sourire. >>

Albert Cohen, Le Livre de ma Mère, Chapitre 1.

# Enviado el domingo 14 de septiembre de 2008 06:50

Modificado el viernes 05 de diciembre de 2008 13:09

Say goodbye to angel dust, The only angel that you trust...

Say goodbye to angel dust, The only angel that you trust...
Depuis toujours. Je m'étais juré d'y arriver. Être indépendante, pour l'instant uniquement sentimentalement. Le reste viendra dans quelques années. Pour l'instant, je m'en tiens à la première étape du programme ; première étape, et pas des moindres. Alors, pour y arriver, je dis haut et fort que je vis très bien seule. Ces mots ne sont là que pour me persuader de tout ça. Pour me dire que oui, effectivement, je peux y arriver seule. Un bouclier en somme, une carapace en division. Cette foutue carapace peu à peu se craquèle, les rainures se creusant. Tout cela va casser sous peu. Et laisser voir au monde que ma prétendue force n'est en réalité qu'une faiblesse pitoyable. Que si je n'aime pas, c'est que mon coeur est sec et flétri. Quand la carapace va se briser, il verront tous combien j'étais fausse. Derrière cette apparente organisation, ils ne parviendront à percevoir qu'un bordel monstrueux dans lequel sont plongés mon coeur et mon cerveau. Mon coeur est sec. Mes yeux sont gonflés.
Je ne veux plus aimer. La première et unique fois m'a tatouée, vaccinée. Ne reste maintenant qu'une plaie qui cicatrise terriblement mal, même avec le remède miracle : le Temps. Les années qui passent n'y font rien, la plaie se réouvre quand même régulièrement, et ce soir, elle est béante. De la blessure s'écoule un flot incessant de sang. Le barrage est fissuré. De l'eau se déverse à grands flots. La carapace devient de plus en plus fine, et elle s'est déjà brisée par endroits, sous la pression du liquide rouge. Doucement. Il ne s'est rien passé. Tu es forte. La coulée de vient plus mince. Tu peux surmonter ça. Tu n'as besoin de personne. Personne. ils ne peuvent pas comprendre, ils ne peuvent rien faire pour toi. Tu es seule, tu y arriveras seule. Comme toujours. Le plaie s'est refermée. pour combien de temps encore?
Seulement, ces temps-ci, la plaie se referme peu, s'ouvre trop. je contrôle cependant mes sentiments, comme pour les autres fois. Arrête de penser ça. Les gens n'ont que faire d'une gamine qui ne cesse de s'apitoyer sur son sort. Ne pense plus à ça, ça n'en vaut pas la peine. Voilà ce que je me dis, et c'est ainsi que je réussis à me contrôler. Toutefois, je commence à perdre pied. j'ai trop d'éléments à régir, et c'en est trop pour humbles capacités. Je pensais arriver à vivre seule, mais je crois m'être surestimée. Ma carapace, ma charpente, menace de s'effondrer sans pilier, sans mur porteur. J'ai besoin de soutien. Moral. Physique. S'il est une personne capable de me l'apporter, qu'elle fasse vite avant que je m'écroule.

# Enviado el viernes 05 de diciembre de 2008 14:50

On voudrait s'aimer à jamais sous cette pluie que rien ne termine.
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# Enviado el viernes 06 de febrero de 2009 14:28

Modificado el miércoles 25 de febrero de 2009 08:24